Ce dimanche direction : La forêt de Carnelle, dans le Grand Nord francilien. Départ gare de Nord, ligne H, direction Persan Beaumont via Montsoult Maffliers, jusqu’à Presles-Courcelle. Quarante minutes de voyage à 100 km/h pour se retrouver à 30 km de Paris, en omnibus, forcément, ça n’aide pas. Mais attention, la classe Môsieur, j’ai voyagé dans le tout nouveau train. Je ne sais pas si c’est la région qui a mis la main au portefeuille, ou Bombardier qui a mis le paquet pour avoir le marché, mais ça fait un choc par rapport aux « petits gris » (même rénovés) qui accusent leurs 50 ans de service. Sièges en moquette multicolore (et éclairage bleu en dessous « façon tuning »). Plafond gris avec carrés multicolores, constellé de petites ampoules LED disposées au hasard. Système de diffusion vidéo (avec le son 0.0). Quadruples écrans LCD pour l’affichage des arrêts et autres informations (avec le son 1.0). Et, luxe suprême, plafonds lumineux au niveau des portes avec changement progressif de la couleur (blanc à l’arrêt, alternativement bleu et rouge entre les gares). Si tout ça ça ne te dénoue pas les chakras, on ne peut plus rien pour toi. Si tu te demandes où passe tes impôts locaux, ne cherche plus, je crois que j’ai trouvé. Comme il faut bien râler un peu : Mention spéciale à la marche rétractable au niveau des portes. Une bonne demi-douzaine de secondes de perdues à l’arrêt pour qu’elles se déploient et la même chose au départ pour qu’elles se rétractent. Autant de temps où le train ne circule pas*, que les travailleurs passent dans le train plutôt que chez eux*, et surtout la future panne star de dans deux décennies (le mécanisme qui lâche, immobilisation en atelier, tout ça… C’est gros comme une maison)…
Crédit : Wikipédia
Bref, parlons un peu de ballade. J’hésitais entre faire un parcourt dans la forêt uniquement, soit une traversée de la forêt pour aller jusqu’à l’abbaye de Royaumont, puis de reprendre le train à Viarmes. Finalement, c’est la forêt qui gagnée, avec une belle boucle de 24 km sur un peut plus de 6 heures (relevé GPS à l’appui).

J’ai bénéficié d’une magnifique météo, pour découvrir le site. Un site qui, ma foi, vaut bien le détour. Comparé aux autres forêts franciliennes, on y trouve une plus grande diversité d’espaces, et d’espèces d’arbres. Ça change du couple Chêne-Châtaignier habituel de la région. On trouve des zones de bouleaux et même des « prairies » d’herbes hautes. Tout ça fait que c’est un régal pour la photo. J’en ai profité pour rentabiliser mon objectif macro. Il me reste encore plein de photos à faire dans le coin. Comme d’habitude, j’ai fini avec un genoux à moitié en vrac. Je commence à me poser des questions sur mes chaussures de randonnée. Au japon, j’ai fait des randonnées plus longues et plus dures sans aucun soucis, mais avec d’autre chaussures.
* : Ceux qui ne comprennent pas la remarque, n’habitent pas en Île-de-France et/ou n’ont pas 45 minutes de trajet en train surchargé pour aller au boulot. 12 secondes × 15 arrêts × 2 trajets × 20 jours × 10,5 mois = 75600 secondes ou 21 heures sur l’année.
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